samedi 28 décembre 2013

Quand on n'est plus "teen"

Il y a tout juste un mois (et quelques jours), Simone Keaton a fêté ses 20 ans de vie. Et finalement, c'est assez bizarre. Bilan, d'un mois dans la vie de quelqu'un qui n'est plus une teen. 


Crédit photo: Paulette Sweet

Aaaaaaah avoir 20 ans c'est le rêve quand on est petit. Oui, petit, c'est à dire quand on est encore "teen". Les 18 ans ? de la gnognotte ! Si maintenant on peut voter, être légalement responsable (c'est à dire aller en prison, rappelons le), boire sans vergogne, aller en boîte, conduire une voiture tout seul et tout ça en toute légalité (oui monsieur), on est encore "teen", donc bébé. Sauf que quand on a 20 ans, c'est FINI !

Déjà, subitement, tu te retrouves avec un 2. Et c'est plutôt bizarre. Rappelle toi quand tu as fêté tes 10 ans...c'était bizarre non ? Tu passais à deux chiffres. Maintenant que tu as 20 ans, tu te dis que tu as deux fois cette âge là, ça veut dire deux fois la sensation de l'étrange !

Et puis, avoir 20 ans, ça veut aussi dire que tu es en voie direct vers l'âge adulte. Parce que soyons d'accord, à 18 ans, tu n'es pas adulte. Désolée de vous l'apprendre. Pour moi, je ne l'étais pas. Sauf pour dire à Papa et Maman Keaton "euh, ahem, s'il te plaît maman, je suis majeure ooookay !" Mais à 20 ans, tu sens que tu l'es un peu. Et ça, bonjour l'angoisse ! Tu commences à cogiter sur tout ce qui t'attend: acheter une voiture, remplir tes feuilles d'impôts, louer un appartement avec tes sous à toi tout seul, entrer dans la vie active. Yeurk. 



Mais surtout, surtout, le pire quand tu as 20 ans, c'est que tu es dans l'entre-deux. Comme le dit mon patron actuel de la radio: tu es un adulescent. Tu n'es plus un ado, mais tu n'es pas encore vraiment un adulte. Et cette situation pas claire, où tu flottes entre deux eaux et ben, elle est vraiment pas cool. D'un côté on te considère comme un adulte (ben oui, Simone, nouillasse, t'en es une aux yeux de la loi) mais de l'autre, ben, pas vraiment. On te prend quand même parfois sacrément pour un idiot. 

Bref, tu es différent, et puis tu le sens. Tout le monde te dit "aaaaaaah avoir 20 ans mais c'est génial, c'est le moment de tous les possibles, etc, etc". Noooon monsieur/madame, 20 ans n'est pas l'âge de tous les possibles. Tu n'es pas crédible parce que trop jeune mais si tu pleures un peu trop, faut pas déconner t'es trop vieux pour ça. C'est là que tu devrais faire des voyages: ben oui, t'as du temps, pas de famille à gérer, pas de boulot. Et ben non, t'as pas de thune. 

Mais le plus drôle c'est que limite tu vires petite mamie ou petit papie. Ca y est, tu commences à faire des apéros dînatoire avec tes potes (oui ça a scandalisé mon cousin: le bougre a 19 ans), enchaîner trois jours de soirée tu trouves ça tendu, quand tu discutes c'est pour parler études et pôle emploi. 

HAHAHAHAH, cependant rassurez vous les jeunes, ce qu'on nous dit n'est pas totalement faux et puis je ne suis pas complètement aigrie. Avoir 20 ans, c'est quand même l'âge des possibles: dans ta tête. Tu peux tout prévoir, imaginer. Bien évidemment que tu feras ton tour de l'Europe en bus et en train ! 
Et puis, maintenant, au lieu de te mettre à crier quand il y a un problème avec l'administration/ton mec/ton non-mec/ce que tu veux, tu parles calmement mais avec un peu d'ironie dans la voix parce que tu sais que c'est ce qui marche le mieux. Quand tu gifles quelqu'un, c'est dans ta tête. Tu préfères réfléchir à une petite phrase assassine qui fait taire le bougre de crétin en face de toi type "ta bite est si petite que ça pour que tu aies besoin de bomber le torse et de parler plus fort que les autres pour te faire remarquer ?" (constatons que ça c'est ton dernier relent "teen", tu continues à parler partie de scrabble et tout ce qui s'y rapporte avec tes amis). 


Bref, maintenant, tu sais ce que tu veux (ou du moins à peu près). Alors bombe le torse et avance !

WOW Simone serait elle en train de grandir ?


Bilan dans 10 ans, une fois qu'on sera vraiment adulte et considéré comme tel. 

mercredi 4 décembre 2013

L'épice dans toute ses états: L'artisan épicier


C'est un restaurant dans une épicerie. Ou une épicerie dans un restaurant. Au départ, on ne sait pas trop. Mais Julien, le patron vous éclaire: c'est une épicerie mais qui fait restaurant. Et tout est étonnant ici: sa carte, la qualité du repas, l'ambiance et surtout, les prix.



L'artisan épicier a ouvert il y a trois ans. L'épicerie, qui vend olives d'excellente qualité, saucisson corse, et d'ailleurs, fromages de ferme, moutardes exotiques et bien d'autres choses. Et bien sûr des épices en quantité. Parce que les épices sont l'ingrédient de prédilection de Julien. Il les connaît bien et vous en explique la subtilité, les mélanges à faire et ceux à éviter. Tout ça dans une ambiance verte et bordeaux, avec de vieux moulins à café aux murs qui donnent du cachet, du peps, de la bonne humeur, presque une ambiance de maison familiale. 

Il y a quelques mois, Julien a décidé d'installer quelques tables pour proposer une restauration le midi. Il y a dix places. De chaque place, on voit Julien en cuisine. On entend les bruits de découpage de la viande. Les oignons qui blondissent dans la poêle. La nourriture, parlons en. Julien a restreint sa carte a deux plats. Il a une base de viande: poulet, boeuf. Qu'il accompagne de riz basmati parfumé et de légumes. Tout cela avec un mélange d'épices au choix: curry, tikka, massala, etc. Et de cette base, il fait un plat du jour. Ce que j'avais choisi ce jour là: filet de poulet, riz basmati, légumes cuisinés avec de la cardamome, du gingembre, de la citronnelle, du poivre sichuan et une épice rare: le galonga. Tout cela assaisonné à ma demande d'un filet de sirop de vanille pour la note sucrée. Et c'était une explosion: délicatesse, force, poulet parfaitement cuit, riz passé à la poêle croquant à souhat, légumes parfumés, croquants et plein de saveurs. 

Avant cela, la serveuse Camille vous apporte des olives (délicieuses). J'avais choisi sur les conseils de papa Keaton, qui m'accompagnait ce jour là, une bière légère mais délicieuse comme on les aime "La Lorraine"...brassée dans les îles ! Original et sympathique. L'accueil d'ailleurs est particulièrement chaleureux. Julien vient en personne vous présenter sa carte, vous expliquer, répondre à vos questions. Julien connaît son sujet: les épices. Il vous répond avec le sourire, toujours. Et les épices, il y en a beaucoup. Votre chère Simone ne reculant devant rien, j'ai profité d'une virée pipi-room pour observer et passer devant l'étagère à épices. Et c'est impressionnant: c'est sur que ce n'est pas des épices moulues de la marque Crodus. Ce sont de vraies épices, dans de grandes boites transparentes partout sur cette immense étagère. Toujours impressionnant. 

Camille vous propose ensuite le dessert qu'elle prépare elle même: une faisselle au sirop (plusieurs aux choix) ou une faisselle accompagnée d'abricots secs et d'ananas frais relevé de sirop de vanille et d'une pointe de fève de tonka. Faisselle avalée en quelques coups de cuillère tellement le mariage sucrée du sirop, acidité et sucré des fruits, fraîcheur de la faisselle et fève de tonka est délicat, appétissant et finit très bien le repas. Et puis, Camille vous amène le café, si vous en voulez un. 

Et là, vous vous dites tous: Mon dieu, mais ça doit coûter CHER ! Et bien non, et c'est ça, la surprise de cette enseigne: le plat, le dessert et le café forment le menu de "L'artisan épicier" et cela coûte la modique somme de 10 euros. Oui, vous avez bien lu. 
Depuis peu, l'épicerie-restaurant propose également une box. Oui, vous savez ces box, très à la mode, un peu comme dans les fameux restaurants de pates à emporter. Sauf que c'est le même plat de viande-légumes-riz, épicé à souhait et d'excellente qualité, dans une box à emporter, pour 5 euros

"L'Artisan épicier" est ouvert du mardi au jeudi de 11h à 14h et de 15h à 19h et le vendredi et samedi de 10h à 19h.
L'Artisan épicier: 26 rue St Nicolas 54000 Nancy
En bonus: cours de cuisine aux épices
Pour réserver, se renseigner, commander sa box, etc: 06 74 11 72 67 ou 03 83 48 11 05
Site Internet: artisan.epicier.free.fr

Parole de Simone, vous ne serez pas déçu ! 

mardi 29 octobre 2013

La vie d'Adèle, un message universel ?

La Vie d'Adèle, film d'Abdellatif Kechiche avec Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos, Palme d'Or à Cannes et sorti le 9 Octobre 2013 a touché beaucoup de monde. Ou ne l'a pas fait d'ailleurs. Ce n'est pas un film de l'entre deux: soit on l'aime, soit non. 



Je ne vais pas aborder dans cet article, les nombreuses polémiques qui ont précédé la sortie du film. Vous vous rappelez: critique violente faite par les techniciens des conditions de tournages, puis celle faites par les actrices, puis la réaction du réalisateur alors en promo aux USA. Il est vrai que ces polémiques ont peut être joué sur le film. Certains spectateurs sont peut être allés le voir uniquement après avoir entendu parler de ces fameuses histoires de "tournage horrible, presque inhumain". D'autres justement ne sont pas allé le voir pour ces mêmes raisons. Je me positionne entre les deux. Disons que j'ai été voir le film en connaissant les polémiques dont il avait fait l'oeuvre. Et il est vrai qu'on ne peut s'empêcher d'y penser. 

Mais pourtant, le film m'a touchée. Je me fous des scènes interminables de sexe qui pour certains tournent au ridicule. C'est un film universel. Peu importe l'homosexualité de l'histoire d'amour entre Adèle (Adèle Exarchopoulos) et Emma (Léa Seydoux), le film porte un message que l'on comprend tous. 


Je retiens le personnage d'Adèle, justement. C'est elle qui touche au coeur. C'est sa vie dont on parle. Mais justement, cette vie, c'est un peu la vie de chacun de nous. Plus ou moins bien sûr. Ne me lancez pas que Adèle est lesbienne et que du coup, les hétéros c'est pas pareil. Cela n'a rien à voir avec la sexualité. Cela a à voir avec l'apprentissage et grandir. 

Adèle a 15 ans au début du film et aux alentours de 25 à la fin. 10 ans de vie. Adèle enfant se cherche. Quand elle pleure, elle mange du chocolat pour se réconforter. Elle dort la bouche ouverte, un peu comme un bébé. Mais Adèle expérimente aussi. Elle teste. Se plante et blesse le garçon qui l'aime. Se dispute avec ses amies. Se frotte à des milieux qu'elle ne connaît pas. Se confronte aux différences sociales. Retombe amoureuse. Vraiment amoureuse. Se heurte à l'incompréhension des autres ou pas. Et finalement fait des erreurs, des choix qu'elle n'aurait peut être pas dû faire. Des choix qu'elle assume et d'autres qu'elle a du mal à vivre. Adèle fait du mal à ceux qu'elle aime mais se fait du mal à elle, aussi. Et se rend compte que parfois, aller de l'avant c'est compliqué. Mais elle apprend des choses: ce qu'elle veut, la vie à deux, découvre ce qu'elle ne connaît pas du monde. 

Adèle apprend que grandir, que l'âge adulte n'est pas si simple. Ce n'est pas forcément le gâteau au chocolat enroulé de rubans, le cadeau qu'on nous présente. L'âge adulte fait mal. Aller de l'avant fait mal. Mais Adèle y arrive. 

Finalement, Adèle c'est chacun de nous. C'est soi dans ses quêtes, ses déceptions et ses angoisses, sa recherche de soi et ses erreurs. L'apprentissage de la vie prend du temps mais finalement on y arrive. Abdellatif Kechiche nous a tout dit. 


La Vie d'Adèle est adapté de la BD " Le bleu est une couleur chaude" de Julie Maroh et c'est important de le préciser.

lundi 21 octobre 2013

Le tueur n'est pas américain.

Il y a deux semaines, je suis tombée purement par hasard avec mon frère sur une nouvelle série danoise. Enfin, nouvelle chez nous, puisqu'elle est sortie il y a deux ans au Danemark. Les danois, comme tous les nordiques, sont très fort dans l'univers du polar. Je n'ai pas vu la série phare "The Killing" mais je compte un jour m'y mettre puisque la série dont je vous parle m'en donne envie. 


"Den som draeber", en français "Traque en série" est une série de 12 épisodes diffusée sur Arte. Mon frère et moi n'ayant rien de spécial à faire ce fameux soir, on a décidé de regarder. Grand bien nous en a pris puisque la série commence fort. 
Elle tourne autour du duo Katrine Ries Jensen, enquêtrice et de Thomas Schaeffer, profiler. Les épisodes vont toujours par deux car c'est sur ce temps que se résout l'enquête. Le spectateur connaît le tueur assez rapidement...et c'est ce qui fait tout le suspens. Je sais, c'est un système rebattu mais il faut reconnaître qu'une fois encore ça fonctionne. Le premier épisode se concentre sur un tueur en série qui enterre ses victimes les bras croisés....après les avoir enfermées vivantes dans un caisson pendant une quinzaine de jour. Autant vous dire que vous êtes rapidement plongés dans une ambiance plutôt glauque. 

La série est filmée près des corps et des émotions du duo. Le tout sans couleur que ce soit dans les décors ou les costumes. Tout n'est que gris bitume, noir et blanc neigeux. De temps en temps une touche de jaune, rouge ou doré. Une ambiance photographique asceptisée, propice au suspens, peu voire pas de musique.  

Les acteurs, Laura Bach et Jakob Cedergren sont parfaitement convaincants dans leur rôle respectif: la jeune enquêtrice à fleur de peau, solide, qui ne mâche pas ses mots et le profiler flegmatique, extrêmement talentueux mais qui n'hésite pas à employer des méthodes dangereuses voire peu humaines pour conclure une enquête. Tous les autres acteurs sont convaincants, particulièrement les tueurs dans leur côté pathétique ou ultra violent. 

Je reproche juste à la série un petit point: on a parfois un peu l'impression que les indices ou les découvertes psychologiques tombent du ciel mais cela ne nuit pas à la qualité de l'intrigue. 
D'ailleurs, contrairement à beaucoup de séries américaines ou autres, on ne connaît finalement pas la raison pour laquelle le tueur tue. Enfin, on le devine tout au long de l'enquête de par les dialogues et les situations. Mais ce n'est pas clairement expliqué. Le tueur n'avoue pas. Les enquêteurs ne disent pas "il tue parce qu'il a peur." Cela stimule l'imagination du spectateur, en tout cas la mienne et intrigue, interroge. 

Les critiques reprochent à "Traque en série" de ne pas être à la hauteur de "The Killing", je laisse le soin à vous, mes lecteurs, de vous faire votre opinion. 


Den som draeber, tous les vendredis à 20h50 sur Arte

mercredi 7 août 2013

Vis ma vie de: saisonnière

Hello à tous,
Cela fait un bout de temps que Simone n'est pas présente sur le web. Je sais, il y a eu les partiels et tout ça. Sauf qu'après ça, me direz vous, c'est bon c'est les vacances. Sauf que HAHAHAH non mon ami. C'est le job d'été. Et je n'étais pas particulièrement inspirée pour parler d'autre chose sur le blog. Donc votre dévouée serviteur, j'ai nommée Simone Keaton a testé pour vous: être saisonnière communale

Sous ce terme général se cache être employée au service technique. Le service technique c'est celui qui permet que ta commune soit belle, que tout se passe bien. Et ça mon ami, ça représente un sacré boulot. 

D'abord pour que les choses soient claires. Je n'ai pas la main verte. Mais du genre pas du tout. Je sais différencier une rose d'une orchidée. Je sais que les fleurs ça s'arrose et que pour les planter, il faut mettre les racines dans le fond et remettre de la terre par dessus. Je ne sais même pas tondre une pelouse. Je ne sais pas manier un pinceau. 

ça c'est à peu près ma tête quand on me parlait de "faire du jardinage"

C'est la deuxième fois que je suis employée saisonnier. Je ne peux pas vous parler de l'embauche dans ce genre de boulot: je n'en ai pas passé. J'habite dans une commune qui embauche les jeunes du village pour une durée de 15 jours en moyenne, sans regarder ton cv. L'année passée, j'ai fait deux contrats de deux semaines (merci les désistements). Cette année, j'ai pu profiter d'un contrat de un mois. Alors travailler au service technique c'est comment. 

Et bien pour commencer, si tu n'es pas du matin (comme moi et comme certains de mes collègues), ça va parfois être un peu dur. Je commence à 7h45. Et le pire c'est que mes collègues en CDI, c'est 7h. Cela dit pour parler des horaires, on s'y fait les gars, il y a pire. Je fais du 7h45-15h45 avec une heure de pause à midi. 
Tes tâches ça consiste en quoi. Tu tonds, tu désherbes, tu peins, tu ramasses les poubelles, tu (dé)montes des barnums, tu arroses les plantes, tu plantes. Mais ça attention, c'est ce que toi, saisonnier, tu fais. Parce que les collègues "permanents", eux en plus de ça ils: arrachent les arbres, font de la plomberie, construisent des trucs, vont chercher des fournitures scolaires, livrent des jouets, aident les habitants, et d'autres trucs que tu ne peux pas vraiment imaginer. 
Et puis pas de soucis si comme moi tu es vraiment pas du genre mag gyver, "hey j'ai construit une armoire de mes propres mains" ou "je suis une descendante cachée de LeNôtre". Ce sont les collègues qui m'ont appris. Maintenant je sais tondre une pelouse et je sais peindre un mur. 

ça c'est la tête de mes collègues devant certaines de mes questions

Les collègues parlons en. Le service technique c'est une équipe. Mais genre l'équipe la vraie.  Et parfois, ça peut être un peu effrayant, surtout au début. Et si comme moi, tu détestes travailler dans une sale ambiance, fais en sorte que ça se passe bien, sois sympa et souriant/e et ça ira. Du genre: ne fais pas de blague sur le patron, ne fais pas de remarques désobligeantes sur les collègues, ne dis pas que leur boulot c'est de la merde (ouiouioui c'est déjà arrivé). Après c'est une question de bon sens. Respecte tes collègues, respecte leur boulot (parfois ce sont des vrais McGyver, tu t'en rendras vite compte) et ça ira. Et la meilleure chose à faire c'est: TRAVAILLE. Si tu es venue pour regarder l'herbe pousser en pensant que de toute façon tout le monde s'en fout, tu sais pas faire donc tu peux te permettre de glander, c'est un boulot simple et c'est pas mal payé, etc...Passe ton chemin. Ou alors ton séjour peut vite devenir l'enfer. En gros, ne sois pas un mou du genou, ça devrait le faire. Ne t'assoies pas (ceci est une petite dédicace aux collègues).
Et puis, n'aie pas peur. En général tu n'es pas le seul "ptit jeune". L'année dernière on était quatre. Cette année, deux puis trois. Tu n'es pas seul/e pour vivre cette terrible aventure.


Pour récapituler, tu verras des trucs chelou (genre la voisine qui t'espionne pour vérifier que ses impôts locaux servent à quelque chose et que tu TRAVAILLES), tu vas passer un temps appréciable à travailler sous la pluie ou au soleil, tu porteras des chaussures de sécurité (qui sont parfois utiles, mes pieds les remercient) mais surtout si tu sais y faire, tu vas souvent passer un bon moment et au passage, faire de belles rencontres. 

Ceci n'est pas un article sponsorisé par mes collègues du service technique ni par ma commune. Cependant, je les aime beaucoup. 



mercredi 24 avril 2013

Une histoire d'identité...


Il y a deux mois, je me suis fait voler mon portefeuille...argh plus rien bien sûr. Au départ, je me suis dit: "le plus nul dans l'histoire c'est la perte de la carte bleue". C'est dingue, c'est le premier truc pour lequel je me suis inquiétée ! Quoi il faut attendre 10 jours pour en avoir une nouvelle ? (comprenez trois semaines, dans mon cas). Et bien non, en fait le plus agaçant, c'est la carte d'identité !
Retour sur le drame.


C'était un peu ma tête....True story: Grumpy cat de son vrai nom: Tardar Sauce ! 

Etape 1: panique à bord. Au beau milieu du suédois, Simone se rend compte, une fois arrivée à la caisse, qu'elle n'a plus de portefeuille. Dans sa tête c'est WHAAAAAAAT &'"(iy'%¨/§¨M/§¨/é ! Heureusement, Paulette et Blondie sont avec elle, et elles sont presque aussi stressées. 

Etape 2: Simone pleure dans les bras de Bibou chez qui elle s'est réfugiée complètement paniquée parce qu'en plus, elle n'a plus de batterie pour appeler la dame de la banque pour que le voleur ne puisse pas se servir du sésame monétaire (ouf). Ladite dame est, soit dit en passant, désagréable: qu'est ce que j'en sais moi que le petit code qu'elle me donne est genre aussi important que le code de mise en route du réacteur nucléaire de la NASA ? 

Etape 3: Simone appelle Maman et Papa Keaton. Maman Keaton décide de venir voir Simone pour l'aider dans la difficile rencontre avec le monsieur à képi de la gendarmerie. 

Etape 4: le monsieur à képi est en fait très gentil (bien sûr !). La dame de la carte vitale aussi, la dame de la banque (une autre) est gentille aussi. 

C'est après que vient le drame. (vous sentez la musique dramatique, les violons, tout ça ?)
Simone vit le tourbillon de l'administration. Papa Keaton est obligé de faire des sourires à la mairie du village natal de Simone. Ben oui, Simone n'y est que le week end (comprenez: quand c'est fermé). Simone finit par avoir entre les mains le dossier à remplir pour enfin pouvoir prouver qu'elle est Simone Keaton, fille de Papa et Maman Keaton. 

Problème 1: nom de Maman Keaton. "Maman, est ce que je mets Maman Keaton ou Maman Brando ?"
(pas précisé bien sûr)

Problème 2: le pourquoi de la nationalité. "Alors, vous êtes française parce qu'un de vos parents est né en France..." oui, soit. mais attention, plus loin "Vous êtes française parce qu'un de vos parents est français." Hum....je mets quoi, est ce que j'ai droit à plusieurs réponses ? Mon dieu c'est un QCM en fait ? 

Problème 3: le papier officiel avec photo pour prouvez que je suis bien Simone Keaton. "Pardon, Madame, désolée de vous importuner mais comment vous expliquer...il y avait tout dans mon porte-feuilles j'ai plus rien. ". Réponse: " La carte vitale ça ira."

Problème 4: pour avoir de nouveau une carte vitale, il faut une carte d'identité. (joiiiiiiiiie, paix et amoooooûr !)
(problème finalement résolu grâce à la carte étudiante.)

Finalement, Simone a tout dans son petit dossier: l'attestation comme quoi elle vit bien chez Papa et Maman Keaton (même si elle a un autre appart, elle vit chez eux, heiiiin ?!), le papier comme quoi Papa et Maman Keaton sont bien son papa et sa maman, etc. 
Et là, problème 5: les photos pas aux normes, le papier qui prouve que Papa et Maman Keaton ont bien enfanté de Simone est trop vieux et elle a pas le timbre fiscal. "Un timbre fiscal ?" "Aaaaaaah mais oui ma petite Simone, il faut PAYER quand on n'a plus de carte d'identité !"

Problème 6: le timbre fiscal (qu'on trouve en bureau de tabac). Il n'existe pas dans le village de Simone. Elle doit courir à 15 minutes de là pour trouver un timbre fiscal. Finalement la dame n'en a pas au bon tarif. Course dans un autre. Bataille autour d'un carnet de chèques. Ouf, c'est bon !

Après, il faut faire des photos aux normes. 

Problème 7: la photo aux normes. Attention, attention. Ambiance: "Les gars, j'ai reçu un appel: Simone Keaton a été aperçue !" "wow Shérif elle est dangereuse, celle là *crachat au sol* !"

Pourtant, je vous assure, on rigole bien chez les Keaton.




WANTED: SIMONE KEATON DEAD OR ALIVE


Finalement, après taaaaaaant de péripéties, j'espère le retour de ma carte d'identité. Au final, ça vous fait un truc à raconter pendant au moins deux mois. Pas besoin de se renouveler c'est super ! Un conseil mes amis, ne la perdez pas ! 
Je vous laisse avec de jolies fleurs du printemps, histoire de vous relaxer. 




Photos by Simone et Thiébault Keaton

dimanche 21 avril 2013

Le bagel à Nancy: Bagel Stein

En rentrant chez moi l'autre jour, j'ai vu une nouvelle enseigne dans ma rue: Bagel Stein. Forcément, un fast food où on sert autre chose que des hamburgers/frites, je me suis dit que j'allais prochainement tester ça. Chose faite avec ma copine Paulette. 


Source: bagelstein.com

Bagel Stein c'est une chaîne donc ne vous moquez pas si chez vous, c'est déjà méga connu, trop hype, etc chez nous, nancéens c'est nouveau, soyez indulgent !
Ce qui tape dans l'oeil quand on entre c'est le décor: urbain, ambiance new york à la Al Capone. Paulette et moi on a choisi à emporter pour profiter du soleil qui pour une fois pointait son nez, donc je n'ai pas pu vraiment évaluer l'ambiance de salle. Sinon, quoi dire...le service est sympa, mention spéciale au petit jeune homme des commandes et au monsieur de la caisse. 
Sinon les bagels, c'est ça le plus important. J'était un peu déçue du peu de choix dans les garnitures: 6 proposés, même s'ils ont des prénoms anciens assez cool, c'est peu. Bon le dernier choix permet de justement choisir ce qu'on veut mais j'étais plutôt étonnée de cette carte. A l'opposé, au niveau du bagel en lui même, il y a le choix: gratiné, complet, au sésame, etc avec en bonus un bagel spécial par mois: cette fois ci au citron confit et aux algues. J'ai choisi pour ma part un bagel gratiné. La garniture est fraîche et plutôt généreuse. Dans le mien, "Henriette": de la mousse de thon, des crudités, rien de très original mais bon et frais. Paulette a, elle, choisi de laisser libre court à son imagination avec le "Albertine". 
Plusieurs menus sont proposés: bagel seul, avec boisson, avec boisson et dessert, etc. Paulette et moi on a choisi avec dessert et boisson histoire d'être bien calées. Du cheesecake pour se faire plaisir. 

Bref après dégustation voici le verdict. Le bagel est très bon, c'est frais et contrairement à ce que je pensais, très rassasiant. Par contre grosse déception pour le cheesecake. L'enseigne en propose de trois sortes: nature, aux fruits ou Oreo. Dans le menu, on a obligatoirement le cheesecake nature....qui est loin mais alors loin d'être excellent. Mangeable mais on ne va pas se rouler par terre non plus: trop sucré, bourratif, un biscuit pas terrible. Dommage, sachant qu'en plus l'enseigne précise que ces bagels sont homemade, blablabla, mais pour le cheesecake j'ai un léger doute. En plus, pour avoir le cheesecake dans le menu, il faut rajouter 1e50 ! 
Bref, pour 10e ce n'est pas une grosse déception pour autant. 
Allez Monsieur Stein sans rancune, on passera sur le cheesecake !

PS: pas d'appareil sous la main sorry, donc pas de photos persos.

"Bagel Stein", 29 rue du Pont Mouja, 54000 Nancy

mardi 26 mars 2013

Simone & Jean Paul, les amants du Flore

L'autre jour j'arpentais paisiblement les allées de ma médiathèque, cherchant comme à mon habitude des supers DVDs  pour accompagner mes soirées d'étudiantes dans mon mini appartement. Arrêt total, slow motion comme dans Matrix, zoom, musique épique, etc, je l'ai vu: "Les Amants du Flore", téléfilm de Ilan Duran Cohen sur Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Du coup, j'étais obligée de le regarder. Dans les rôles titres, Lorant Deutsch et Anna Mouglalis. Disons le tout de suite, ils font de très bons Jean-Paul et Simone, selon moi. Attention, je ne suis pas une spécialiste, je suis juste une demoiselle qui s'intéresse beaucoup au cinéma.



Le film est axé sur le couple Beauvoir-Sartre, depuis leur rencontre jusqu'au moment où ils deviendront des presque stars, adulées de la société. En tout cas, jusqu'au moment où ils feront couler beaucoup d'encre. Chose que je ne savais pas, ils n'ont été un couple physique que pendant un temps. Ensuite, c'était un couple "d'âmes soeurs intellectuelles".

Ce que je salue c'est le fait que Ilan Duran Cohen ne se soit pas montré complaisant. Qu'on se le dise, dans les faits, Jean-Paul est un parfait connard et Simone est quand même plutôt hautaine. C'était un couple destructeur, qui a fait du mal comme du bien. Et cela est montré, non pas de toute sa dimension sordide mais quand même. La dimension amour-haine, l'impossibilité de se quitter réellement, la dureté, le regret, la remise en question, tout ça est exposé.
Sartre a quand même empêché Beauvoir de vivre sa vie personnelle. Elle a clairement sacrifié son histoire d'amour avec l'américain Nelson Algren pour lui. 
De tout ce film, ressort l'impression d'un couple étonnant, qui parfois se détestait, un couple incompréhensible pour les autres, la mère de Simone s'étonne même que 15 ans après, il dure toujours. Tout le monde pensait que se serait une passade. Résultat, ils sont enterrés ensemble au cimetière de Montparnasse.


Un film à voir si le couple vous intéresse. C'est un film bien interprêté avec de très bons acteurs. Cependant, je le trouve un peu froid, comme s'il était difficile de parler de Sartre et Beauvoir.





En outre, à voir aussi pour les costumes (et les headbands de Simone, carrément canons) !
Autre chose, ne cherchez pas la biographie de certains personnages du film: ce sont des pseudonymes (j'ai cherché pendant deux jours qui était Charles Tyssene alors qu'en vrai il s'agit de Jacques-Laurent Bost).



samedi 23 mars 2013

Simone aime: Alex Hepburn #2

Il y a un truc bien avec les magazines féminins c'est que outre nous donner un aperçu des tendances, il nous permettent aussi de découvrir de bons artistes. 
C'est en lisant ELLE que j'ai découvert cette chanteuse. Je remercie sa rédaction.



Alex Hepburn est née à Londres en 1986. Elle a une bouille d'ado. D'ailleurs, elle ressemble beaucoup à une demoiselle de mon lycée. Moue, yeux vert jade, look de baby doll rétro. Et surtout, une voix rétro. Dans l'interview donnée pour ELLE, elle dit de cette voix si particulière "ma voix vintage, rauque, pas propre", un peu une voix à la (regrettée) Amy Winehouse. Et c'est vrai que c'est impressionnant. Sa voix vient du fond des tripes, c'est une voix de vieux bistro enfumé, une voix de femme mûre, une voix rapeuse comme du papier de verre. C'est une voix de la douleur. 

Au départ, "Under" m'a un peu laissée sur ma faim. Je trouve que ça ressemble vraiment à de la musique émo pour adolescents. Je dis ça sans mépris, j'ai gardé des goûts de cette époque, mais maintenant, j'aspire à autre chose. Grand mal m'a pris de dire une chose pareille sur la Hepburn. "Pain is" m'a filé des frissons. Et "Look what you've done" m'a transcendé. Cette chanson a quelque chose de "Still Loving You" de Scorpions. 
Etonnant, impressionant, à savourer. 

Bref, énorme coup de coeur. Sachez que son album sort le mois prochain. Je pense faire une entorse à mes habitudes et courir l'acheter. 



http://www.myspace.com/hepburns


mercredi 20 mars 2013

Col (ou) Vert !

L'autre jour, j'ai fait une constatation capitale (ouiouioui capitale !). Je regardais une des mini séries que j'affectionne particulièrement: "Nord et Sud" adapté du roman d'Elizabeth Gaskell par la BBC. Autrement dit, l'extase. Il y a une équation qui marche toujours sur moi: BBC + XVIIIe + Angleterre.


Un petit tour d'horizon pour vous présenter vite fait le topic de la série. Margaret a 18 ans et vit paisiblement dans le sud de l'Angleterre. Un jour, son père, pasteur décide d'abandonner sa fonction et d'émigrer dans le Nord industriel. Là bas, Margaret découvre un monde qu'elle ne connaît absolument pas: la pauvreté extrême des ouvriers, l'exploitation, les maîtres d'usine, etc. Etant donné qu'elle est une jeune fille de bonne famille, elle est amenée à fréquenter John Thornton, patron d'usine. Ils ne se comprennent pas. Elle le déteste. Lui ne va pas tarder à l'aimer.
C'est la naissance de la conscience sociale chez Jane Austen quoi ! Un roman à lire et une série à voir si vous êtes fan de cet univers là.

Bref, tout ça pour dire que c'était au moins la quatrième fois - au bas mot - que je regardais la série. Et là, BOUM ça m'a sauté aux yeux. Le col de chemise. Aussi simple que ça. Tout le charme d'un homme se joue là dedans. Enfin peut être pas tout, n'exagérons rien, ce serait vraiment trop rabaisser ces messieurs. Mais ici, c'est flagrant. Pendant toute la série, Thornton porte sa chemise méga serrée avec un double col et tout, à la mode du XVIIIe. D'accord ça en jette, mais mon Dieu, le pauvre il doit plus pouvoir respirer !  



Et juste à la fin, il s'oublie et porte sa chemise avec le col ouvert ! 
Arrêt du coeur. Je ne saurais même pas vraiment l'expliquer: un abandon de petit garçon qui rend subitement l'homme désirable, une détente inattendue, peut être. 
Ce qui m'étonne c'est de ne pas l'avoir repéré auparavant. 


Désolée pour cette photo, on dirait un pervers !

D'ailleurs, dimanche dernier, un homme m'a entendue. Laurent Delahousse. Il a présenté le JT, col ouvert, sans cravate, la mèche (toujours) alerte. Laurent, je le trouve déjà charmant. Là, c'est un bonus. 



Bref, messieurs, desserez un peu votre col. 

vendredi 15 mars 2013

L'incident de la chemise


Depuis quelques semaines, je flashe quotidiennement sur des tenues chez notre suédois préféré. Parce que bien évidemment, je passe devant tous les jours pour aller à la fac, et je suis obligée de regarder.
Et hier, j'ai enfin décidé d'aller essayer ce que je voulais. Et là, j'ai pas compris. Subitement, le suédois, qui est censé être mon ami, me trahit. Attends, on allait chercher nos robes de soirée là bas, on dépense notre argent chez lui, et là il nous laisse tomber sans nous aider, sans nous faire croire qu'on est le sosie de Zooey Deschanel, Natalie Portman, ou de ma voisine qui est toujours trop bien sapée. 

Récit d'un fail
Round 1: la chemise à carreaux
Vous passez la bête, sur le portant c'est sublime, dans votre tête c'est "Je vais être ouf, comment j'ai pu ne pas en acheter avant !"....Claque de première classe. Dans votre taille habituelle, vous ressemblez à Kim Kardashian: décolleté plaqué, les boutons qui menacent de craquer si vous inspirez normalement. Beurk et toutim. Du coup, un peu la larme à l'oeil, vous essayer la taille supérieure, en vous disant que ce petit problème de poitrine sera résolu. Et là, bim bam boum catastrophe. Vous avez les épaules au niveau du coude, pour le coup votre poitrine a disparu, bref vous avez l'impression d'être en chemise de nuit, mais attention pas un deshabillé, non non non, le bon sac à patates. Re-beurk et tout le toutim.

Round 2: le pantalon imprimé
C'est ma plus grosse déception. Il me faisait carrément de l'oeil celui là. Slim, motifs aztèques colorés, il me faisait des signes dans la vitrine. Vous cherchez la chose, vous allez toute contente dans la cabine en imaginant comment vous allez tout tuer avec ce pantalon improbable... Le pantalon en taille habituelle ne passe pas vos cuisses, je me suis même demandée si c'était pas taillé pour une fille de 14 ans. Vous passez la taille au dessus et ça ferme toujours pas. Là, vous commencez à vous dire: "Non mais je viens de manger, c'est pas bien grave, ça doit être ça.". Au moment d'essayer la taille au dessus, vous avez déjà peur, même si vous vous prenez pas trop la tête avec votre poids vous commencez quand même à vous dire "Bizarre, bizarre". Ouf, dans celui là vous rentrez. Mais forcément, vous retrouvez le problème de la chemise: c'est génial, vous rentrez dedans mais ça baille de partout, vos fesses remplissent pas leur rôle n'est pas JlO qui veut hein, ça tombe, c'est moche.

Je vous passe l'essayage de tee-shirt où vous vous rendez compte que de dos, vous ressemblez à Hilary Swank époque "Million Dollar Baby", la robe milf qui irait très bien à Virginie Effira dans "20 ans d'écart", le superbe soutien-gorge qui vous fait une poitrine de prépubère (mais qui a le mérite de vous donner un bon fou rire dans la cabine). 

Quand vous sortez, la mort dans l'âme de la cabine, c'est le coup de massue: "ça n'allait pas Madame ?" Comment lui répondre gentiment: 'Hum comment vous dire, maintenant j'ai l'impression d'être un cube, j'ai aucune taille, mes seins font tout exploser, je pense que j'ai autant d'épaules que mon copain, et puis pourquoi ma bestah, elle, tout va ?!" Mais non, on se contente du poli "Non ça n'allait pas." Ajoutez à ça, la lumière au néon  qui vous fait un teint d'atteint de cyrose, la joyeuse mise en valeur de vos rougeurs, boutons, etc, les triples miroirs où vous pouvez voir votre nez sous un autre angle (ARGH !), l'HORREUR ! 

Bref, je vais qualifier cet épisode de "L'épisode de la chemise". En espérant qu'il ne se reproduise pas trop souvent.



Du coup, je me suis rattrapée sur ce chapeau en laine couleur "Clos de la Roche Grand Cru 2009". Lui au moins il ne m'a pas trahi, il se greffait plutôt correctement sur ma tête bouclée.  

Victoire par KO pour le suédois. 

PS: dans cette tenue, Bibou m'appelle Haagen Daaz, constatez à quel point les garçons ont de l'imagination ! 
PSS: L'image au début de l'article n'a absolument rien à voir...c'est juste que je l'aime bien. 
PSSS: le cochon s'appelle Jean-Paul.

mardi 12 mars 2013

Simone aime: Dead Stereo Boots


Hello les loulous, 
L'année dernière, j'étais à la fac de droit. Argh...du coup je ne sortais pas beaucoup le soir pour pouvoir suivre les cours sans m'endormir. D'ailleurs, il m'arrivait souvent de m'endormir quand même ! Le droit constitutionnel éteignait complètement mon cerveau, le droit privé c'était la ruine. Et malgré tout ça, j'ai fini la tête dans le guidon bien sûr ! 

Du coup, cette année je me rattrape. Surtout que j'ai de bonnes amies qui aiment les concerts et qui m'entraînent dans leurs aventures !
Et puis j'ai découvert Dead Stereo Boots. Bon, je les aime... même si l'un des membres est mon patron à la radio, je vous laisse deviner lequel !




Dead Stereo Boots c'est deux mecs: Rodger'N'Furter (chant/guitare) et Daron the Ankle (batterie). 

Leur univers c'est le rock garage: ça pulse, ça saute, ça dépote ! ça donne envie de boire des bières pas forcément très fraîches, de porter des Wayfarer, de manger des pizzas à même le carton. Les mecs portent des baggys et des chemises à carreaux largement ouvertes. Les filles, des robes d'été et des sandales. C'est ça le monde de Dead Stereo Boots. Les banana splits,les jukebox, les baisers torrides à l'arrière d'une cadillac, et les soirées qui finissent à 5h du matin. 

En concert, le plus impressionant c'est le show. Dans la vie de tous les jours, Rodger est timide. Daron porte bien son nom, c'est un peu un pince sans rire. Mais sur scène, c'est autre chose. C'est magnétique. C'est intense. ça sent bon les phéromones et le sexe. C'est une transe. La preuve en chanson, les deux messieurs nous apprennent ce qu'est un vrai baiser dans "The Keys of A Good Kiss", rien que ça ! 





Leur nouvel EP "Broken Stereo Love" est disponible en boutique. Vous le trouverez chez le disquaire "Le Mange-Disque", rue des Soeurs Macarons. Courez, courez y vite, on a tous besoin d'un peu de rêve ! Et puis, ça ne chipote pas sur les prix, ça non ma petite dame ! 

(cette pochette mais cette pochette ! Design de Pol Banon for ArtisAnal Artworks)

Suivez leur actu, ils donnent très régulièrement des concerts sur Nancy.

Ils vont bientôt sortir un clip pour la chanson "Strawberry Pie", tiré de cet EP. Je vous le posterai c'est promis... mon petit doigt me dit qu'il y aura de la Simone Est Bonne dedans ! 

Dead Stereo Boots a son photographe, Alex Frans. La plupart des photos sont de lui

Dead Stereo Boots online:
http://www.myspace.com/deadstereoboots
http://www.facebook.com/pages/Dead-Stereo-Boots/179770465445027?ref=ts&fref=ts


vendredi 8 mars 2013

Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire !

Vous l'aurez compris si vous êtes sortis un peu au cinéma ces derniers temps....
Et oui,  on ne parlait que de lui, et pas en bien...mais alors pas du tout : Les Misérables de Tom Hooper, réalisateur du "Discours d'un Roi". 
Je sais j'arrive toujours quinze ans après la guerre mais je dois l'avouer je suis très facilement impressionable. Les critiques plus que négatives du film ont eu raison de mon envie de le voir.
Finalement, sur insistance de Monsieur, qui a A-D-O-R-E, j'ai cédé et je l'ai regardé...

Et bien franchement c'est pas si mal !
C'est vrai qu'il y a une condition sine qua none pour avoir une chance d'apprécier le film: aimer les comédies musicales. Parce que soyons francs, 2h30 de film entièrement (je dis bien ENTIEREMENT) chanté peut vite vous taper sur le système si ce n'est pas votre truc. Je ne suis pas une fan absolue du genre mais j'ai tenu le coup.
On peut reprocher beaucoup de choses à ce film: résumer une saga de cinq volumes en 2h30 oblige à ne pas aller franchement au fond des choses, tout est exagéré à 100%, etc... mais pour moi c'est un film plutôt "couillu". Il fallait oser sortir ça quoi !

Au niveau des personnages, je ne suis pas fan des Thénardiers, les vrais bons méchants campés par les pourtant géniaux Sacha Baron Cohen et Helena Bonham Carter. Un peu trop Tim Burton: choucroute sur la tête, maquillage outrancié, etc très Sweeney Todd. J'aime beaucoup Monsieur Burton mais ici, je trouve ça dommage.

Finalement, même si tous les acteurs sont bons, je trouve que le film est sauvé par ses seconds rôles. En tête de liste, la Fantine d'Anne Hathaway, qui a amplement mérité son Oscar. Son "I dreamed a dream" (Susan Boyle si tu nous lis) m'a tiré des larmes. Elle apparaît 30 minutes à l'écran mais elle le transperce avec ses grands yeux et sa bouche tremblante !







Ensuite, la douce Eponine (Samantha Barks), amoureuse éperdue de Marius (Eddie Redmayne). Bibou en est dingue, je dois avouer que l'actrice est formidable. Un beau personnage tendre et triste en somme. 


Et pour finir Marius lui même. Je sais c'est un peu facile d'aimer Marius. Il est beau, il est révolutionnaire, il est amoureux, il est courageux. Mais je le trouve adorable et surtout pour le coup, même s'il est relativement peu présent durant le film, l'acteur réussi à le faire exister, à rendre vraie sa culpabilité. Et puis, il faut le voir chanter à tout bout de champs (chant bououououh) "Cosette, Cosette" ! Un homme, un vrai quoi !

Bref, un film à voir tout de même. Les critiques françaises ont été vraiment dures en ce qui concerne les Misérables. Studio le qualifie de "misérable", Télérama aussi, Première n'utilise pas ce terme mais presque. 
Tout n'est pas faux dans ce qu'elles disent mais il faut nuancer. Pour ma part, je salue la prise de risque. Rien que pour ça, faites vous une idée et regardez le !


lundi 4 mars 2013

Amour YSL

Hier après midi, c'était une rétrospective touchante sur Arte. Je vous promets de ne plus vous embêter avec ce Fashion Week End sur Arte mais c'était tellement génial !
Comme promis dans le post de la veille, j'ai réussi à regarder le reportage sur le dernier défilé d'Yves St Laurent commenté par des proches, 10 ans plus tard.



Quelle claque !
Je connais peu Yves St Laurent (booooouh). Comme beaucoup d'autres je pense, YSL pour moi c'est LE smoking.
En 2002, Yves St Laurent faisait un dernier défilé et prenait sa retraite. Pour cela, une centaine de mannequins dont toutes ses mannequins fétiches (Carla Bruni, Katoucha, Claudia Schiffer, Eva Herzigova et beaucoup d'autres) étaient présentes, ainsi que des amies (Jerry Hall en tête) pour faire un retour sur les 40 ans de carrière du Monsieur.
Un reportage emplis de nostalgie donc. Sur les images de ce dernier (sublime) défilé, sont greffés des commentaires de proches de St Laurent: son compagnon Pierre Bergé, sa biographe, le maître d'atelier Monsieur Pierre, Audrey Marnay.

Je retiens la collection "Ballets russes", la robe de mariée très étrange "Baboushka"  portée par Audrey Marney qui explique avec beaucoup d'humour la difficulté de porter ce "sarcophage". Et puis les vestes brodées pour ressembler aux reflets de la lumière sur les pampilles de cristal d'un lustre, la collection africaine, la très controversée collection 40.

Et enfin, le final où toutes les mannequins sont en smoking.
Pantalon, jupe, bermuda, transparent, veste longue, courte, etc. Ils sont tous différents et j'en suis tombée amoureuse. Comme le disent les proches de St Laurent "Le smoking St Laurent donne de l'allure. On se fait plus draguer en St Laurent." !

J'avoue j'y suis allé de ma petite larme. Le final est si beau et si triste à la fois, j'en ai des frissons. Sa biographe qu'on entend pleurer en fond sonore sur l'image finale...je n'ai pas résisté. Surtout, c'est très émouvant de revoir la superbe Katoucha, décédée en Février 2008 dans de troubles circonstances rappelez vous...

Yves St Laurent décédera la même année.
Un jour, j'aurais un smoking St Laurent...

dimanche 3 mars 2013

Chez Chanel et Karl Lagerfeld

Bonjour les petits loulous,

Hier soir, Arte nous proposait un petit bijou de créativité. Loic Prigent amène sa caméra dans les coulisses de la maison Chanel, rue Cambon. On suit la collection Chanel du croquis au défilé en passant par la toile, la broderie, les essayages, etc.



Quel plaisir de voir ces "petites mains"! 
L'équipe de couturières émérites déclarent avoir donner leur jeunesse à Chanel, partagent un savoir faire unique. Mention spéciale à une petite dame que le journaliste et la maison vont chercher à 130km de Paris, dans une ferme cachée. Cette dame travaille depuis 1947 pour la maison et elle a "connu Mademoiselle Chanel", rien que ça ! Et cette petite mamie de 75 ans possède un savoir faire unique pour les galons qui sont un symbole de Chanel. Elle travaille 15h par jour pour les faire mais pour elle "on a que les limites qu'on se donne !" Un bon message sur la vie. 

Ce documentaire c'est presque un film à suspens. Les couturières courent dans tous les sens; elles attendent avec angoisse le verdict de "Monsieur Karl"; parfois ce cher monsieur change d'avis sur la couleur d'une robe ou même un tissu alors que la robe a déjà été faite...et il faut tout recommencer ! Par exemple, "Madame Laurence", l'une des couturières coud pendant 12 jours (!!!) l'une des robes en panne de velours (l'horreur quoi)...et finalement Karl Lagerfeld veut du satin blanc...Ou encore la robe de mariée faite d'un assemblage minutieux de tissu noir en dessous et blanc au dessus...et à mis parcours, le styliste décide que ce sera l'inverse ! 

Ces femmes ont des trésors dans les doigts, ce sont des bijoux de patience. J'aime beaucoup le cours passage filmé dans les coulisse de Lepage, grande maison de broderie où six jeunes femmes brodent méticuleusement l'immense voile de la robe de mariée qui va clore le défilé. 
Saviez vous que la légende veut qu'un cheveu de célibataire brodé dans la robe de mariée assure le mariage dans l'année ?
Bref, c'est drôle, c'est émouvant aussi. Le défilé final avec ses mannequins aux yeux soulignés de noir et blanc, ce sentiment d'apesanteur...Comme le dit Ophrah "That was fantastic !"
Fantastique, c'est le mot.


Source: Elle.fr
La soirée se poursuit avec un reportage sur Monsieur Karl
 Dans son immense bureau silencieux entouré d'une bibliothèque impressionnante (pour vous donner une idée, c'est un peu celle de "La belle et la bête"), Karl Lagerfeld raconte son enfance, ses débuts chez Chanel, sa photographie en dessin. C'est vrai que c'est plutôt son truc à Karl. Il raconte avec humour son père dont il détestait le style, sa mère qui ne portait que du "Rykiel parce qu'elle trouvait que ce que je faisais était moche". 
Il raconte ses muses avec Inès de la Fressange, ma "Parisienne" préférée, qui selon lui "est un peu pénible". Il parle aussi de la dernière en date, Choupette, sa petite chatte "aux yeux celadon". 



Karl dessine avec du maquillage, il boit beaucoup de coca et déteste la mort. Pour lui, il faut savoir s'effacer et disparaître. 
Il dessine son look qui fait sa patte, ces lunettes et cette silhouette qu'il adopte en 2000. Avant cela, il trouvait que la mode de l'époque n'était pas intéressante. Mais Hedi Slimane l'a fait changé d'avis et c'est de lui que vient la silhouette Lagerfeld que nous connaissons tous. 

Je vais essayer pour ma part d'oublier sa tirade sur les "anorexiques, un truc inventé par les magazines, pour les grosses qui feraient mieux de perdre du poids c'est meilleur pour la santé."
Et oui, Karl est un habitué des phrases assassines et peu dignes. 
Je préfère ne garder que son humour, sa culture et sa distinction. 
Parce que, je l'avoue, pour moi Karl Lagerfeld s'est longtemps cantonné à cette image d'homme pédant aux phrases hors d'âge. Mais j'ai découvert par le biais d'une interview au "Grand Entretien" de France Inter, un homme très cultivé, très intéressant, qui parlait en mots avisés et lucides sur son métier de créateur. 
Disons que je n'apprécie pas toutes ses faces, mais c'est néanmoins une personne intelligente.


La soirée se termine dans la même veine que le reportage chez Chanel mais cette fois chez la griffe italienne Fendi


http://ruemauvert.wordpress.com


Une autre ambiance, autant de minutie. Un défilé final sous le suspens. La moitié des mannequins défilent chez D&G juste avant et arrivent une demi heure avant le début du défilé. Elles marchent sur 15cm de talons sur un podium creusé au milieu et ont peur de se casser la figure. Mais je retiens l'humour et la sympathie d'Andreea Diaconu, mannequin roumaine qui gigote et rit, fait tourner sa langue et mange des hamburgers (ça fait du bien), le manteau de vison et zibeline porté par Sasha Pivovarova, la séance de pétage de câble et le défilé en talons de l'accessoiriste, un homme qui illustre à lui tout seul à quel point ce qu'on demande aux tops est compliqué: il manque tomber à plusieurs reprises et grimace sur toute la longueur du podium ! Et surtout, enfin, le stress et l'effervescence juste avant le défilé, commencé en retard, les tops qui s'agitent, les dizaines d'habilleurs, couturiers, accessoiristes et autres qui s'affairent autours des silhouettes. 

Bref, sympathique, classe, un Karl Lagerfeld toujours en forme, et drôle. 

Une super soirée en somme, associée des commentaires de papa et maman. 
"La Fashion Week End" sur Arte se poursuit encore aujourd'hui alors ne boudez pas votre plaisir ! Je vais tenter de regarder le docu sur YSL, ça promet du lourd !

 

jeudi 28 février 2013

Simone est Bonne ?


Simone est bonne, c'est un peu le thé aux agrumes, la tarte framboises-crème d'amande, la dernière page d'un bon livre, un bon film ou une chanson émouvante. 
C'est un exercice, une envie et j'espère une découverte et un partage. 

Simone est bonne tire son nom de notre Simone nationale. Pour un devoir de communication littéraire, je devais lire ses "Mémoires d'une jeune fille rangée". Même si je ne suis pas forcément fan de tout ce qu'elle y dit, c'est Simone quand même, femme que je trouve intéressante. Pendant ma lecture, son nom était comme une musique. Je disais souvent "Je lis Simone", "Je dois lire encore un paragraphe de Simone" et enfin "J'ai fini Simone".

J'aime beaucoup ce "Simone". Après, la petite phrase "Simone est bonne" m'est revenue. J'aime jouer sur ce mot. A la base, une fille "bonne", c'est une fille gentille, c'est une fille douce, elle est douée, etc. Et ce compliment a été tellement détourné, c'est devenu tellement vulgaire de dire "elle est bonne" que maintenant, je préfère en rire et jouer dessus. 
Notre Simone si féministe n'aimerait pas s'entendre dire qu'elle est bonne. J'espère que là où elle est, elle me pardonnera. 
Désolée Simone !

Et puis il existe tellement de Simone qui sont de grandes femmes. Le groupe "Brigitte" s'appelle ainsi pour rendre hommage à toutes les "grandes" Brigitte. Je veux, moi, me souvenir de toutes les grandes Simone: Simone Veil, Simone Weil, Simone de Beauvoir, Simone Signoret, etc.