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samedi 28 décembre 2013

Quand on n'est plus "teen"

Il y a tout juste un mois (et quelques jours), Simone Keaton a fêté ses 20 ans de vie. Et finalement, c'est assez bizarre. Bilan, d'un mois dans la vie de quelqu'un qui n'est plus une teen. 


Crédit photo: Paulette Sweet

Aaaaaaah avoir 20 ans c'est le rêve quand on est petit. Oui, petit, c'est à dire quand on est encore "teen". Les 18 ans ? de la gnognotte ! Si maintenant on peut voter, être légalement responsable (c'est à dire aller en prison, rappelons le), boire sans vergogne, aller en boîte, conduire une voiture tout seul et tout ça en toute légalité (oui monsieur), on est encore "teen", donc bébé. Sauf que quand on a 20 ans, c'est FINI !

Déjà, subitement, tu te retrouves avec un 2. Et c'est plutôt bizarre. Rappelle toi quand tu as fêté tes 10 ans...c'était bizarre non ? Tu passais à deux chiffres. Maintenant que tu as 20 ans, tu te dis que tu as deux fois cette âge là, ça veut dire deux fois la sensation de l'étrange !

Et puis, avoir 20 ans, ça veut aussi dire que tu es en voie direct vers l'âge adulte. Parce que soyons d'accord, à 18 ans, tu n'es pas adulte. Désolée de vous l'apprendre. Pour moi, je ne l'étais pas. Sauf pour dire à Papa et Maman Keaton "euh, ahem, s'il te plaît maman, je suis majeure ooookay !" Mais à 20 ans, tu sens que tu l'es un peu. Et ça, bonjour l'angoisse ! Tu commences à cogiter sur tout ce qui t'attend: acheter une voiture, remplir tes feuilles d'impôts, louer un appartement avec tes sous à toi tout seul, entrer dans la vie active. Yeurk. 



Mais surtout, surtout, le pire quand tu as 20 ans, c'est que tu es dans l'entre-deux. Comme le dit mon patron actuel de la radio: tu es un adulescent. Tu n'es plus un ado, mais tu n'es pas encore vraiment un adulte. Et cette situation pas claire, où tu flottes entre deux eaux et ben, elle est vraiment pas cool. D'un côté on te considère comme un adulte (ben oui, Simone, nouillasse, t'en es une aux yeux de la loi) mais de l'autre, ben, pas vraiment. On te prend quand même parfois sacrément pour un idiot. 

Bref, tu es différent, et puis tu le sens. Tout le monde te dit "aaaaaaah avoir 20 ans mais c'est génial, c'est le moment de tous les possibles, etc, etc". Noooon monsieur/madame, 20 ans n'est pas l'âge de tous les possibles. Tu n'es pas crédible parce que trop jeune mais si tu pleures un peu trop, faut pas déconner t'es trop vieux pour ça. C'est là que tu devrais faire des voyages: ben oui, t'as du temps, pas de famille à gérer, pas de boulot. Et ben non, t'as pas de thune. 

Mais le plus drôle c'est que limite tu vires petite mamie ou petit papie. Ca y est, tu commences à faire des apéros dînatoire avec tes potes (oui ça a scandalisé mon cousin: le bougre a 19 ans), enchaîner trois jours de soirée tu trouves ça tendu, quand tu discutes c'est pour parler études et pôle emploi. 

HAHAHAHAH, cependant rassurez vous les jeunes, ce qu'on nous dit n'est pas totalement faux et puis je ne suis pas complètement aigrie. Avoir 20 ans, c'est quand même l'âge des possibles: dans ta tête. Tu peux tout prévoir, imaginer. Bien évidemment que tu feras ton tour de l'Europe en bus et en train ! 
Et puis, maintenant, au lieu de te mettre à crier quand il y a un problème avec l'administration/ton mec/ton non-mec/ce que tu veux, tu parles calmement mais avec un peu d'ironie dans la voix parce que tu sais que c'est ce qui marche le mieux. Quand tu gifles quelqu'un, c'est dans ta tête. Tu préfères réfléchir à une petite phrase assassine qui fait taire le bougre de crétin en face de toi type "ta bite est si petite que ça pour que tu aies besoin de bomber le torse et de parler plus fort que les autres pour te faire remarquer ?" (constatons que ça c'est ton dernier relent "teen", tu continues à parler partie de scrabble et tout ce qui s'y rapporte avec tes amis). 


Bref, maintenant, tu sais ce que tu veux (ou du moins à peu près). Alors bombe le torse et avance !

WOW Simone serait elle en train de grandir ?


Bilan dans 10 ans, une fois qu'on sera vraiment adulte et considéré comme tel. 

mardi 29 octobre 2013

La vie d'Adèle, un message universel ?

La Vie d'Adèle, film d'Abdellatif Kechiche avec Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos, Palme d'Or à Cannes et sorti le 9 Octobre 2013 a touché beaucoup de monde. Ou ne l'a pas fait d'ailleurs. Ce n'est pas un film de l'entre deux: soit on l'aime, soit non. 



Je ne vais pas aborder dans cet article, les nombreuses polémiques qui ont précédé la sortie du film. Vous vous rappelez: critique violente faite par les techniciens des conditions de tournages, puis celle faites par les actrices, puis la réaction du réalisateur alors en promo aux USA. Il est vrai que ces polémiques ont peut être joué sur le film. Certains spectateurs sont peut être allés le voir uniquement après avoir entendu parler de ces fameuses histoires de "tournage horrible, presque inhumain". D'autres justement ne sont pas allé le voir pour ces mêmes raisons. Je me positionne entre les deux. Disons que j'ai été voir le film en connaissant les polémiques dont il avait fait l'oeuvre. Et il est vrai qu'on ne peut s'empêcher d'y penser. 

Mais pourtant, le film m'a touchée. Je me fous des scènes interminables de sexe qui pour certains tournent au ridicule. C'est un film universel. Peu importe l'homosexualité de l'histoire d'amour entre Adèle (Adèle Exarchopoulos) et Emma (Léa Seydoux), le film porte un message que l'on comprend tous. 


Je retiens le personnage d'Adèle, justement. C'est elle qui touche au coeur. C'est sa vie dont on parle. Mais justement, cette vie, c'est un peu la vie de chacun de nous. Plus ou moins bien sûr. Ne me lancez pas que Adèle est lesbienne et que du coup, les hétéros c'est pas pareil. Cela n'a rien à voir avec la sexualité. Cela a à voir avec l'apprentissage et grandir. 

Adèle a 15 ans au début du film et aux alentours de 25 à la fin. 10 ans de vie. Adèle enfant se cherche. Quand elle pleure, elle mange du chocolat pour se réconforter. Elle dort la bouche ouverte, un peu comme un bébé. Mais Adèle expérimente aussi. Elle teste. Se plante et blesse le garçon qui l'aime. Se dispute avec ses amies. Se frotte à des milieux qu'elle ne connaît pas. Se confronte aux différences sociales. Retombe amoureuse. Vraiment amoureuse. Se heurte à l'incompréhension des autres ou pas. Et finalement fait des erreurs, des choix qu'elle n'aurait peut être pas dû faire. Des choix qu'elle assume et d'autres qu'elle a du mal à vivre. Adèle fait du mal à ceux qu'elle aime mais se fait du mal à elle, aussi. Et se rend compte que parfois, aller de l'avant c'est compliqué. Mais elle apprend des choses: ce qu'elle veut, la vie à deux, découvre ce qu'elle ne connaît pas du monde. 

Adèle apprend que grandir, que l'âge adulte n'est pas si simple. Ce n'est pas forcément le gâteau au chocolat enroulé de rubans, le cadeau qu'on nous présente. L'âge adulte fait mal. Aller de l'avant fait mal. Mais Adèle y arrive. 

Finalement, Adèle c'est chacun de nous. C'est soi dans ses quêtes, ses déceptions et ses angoisses, sa recherche de soi et ses erreurs. L'apprentissage de la vie prend du temps mais finalement on y arrive. Abdellatif Kechiche nous a tout dit. 


La Vie d'Adèle est adapté de la BD " Le bleu est une couleur chaude" de Julie Maroh et c'est important de le préciser.

mercredi 7 août 2013

Vis ma vie de: saisonnière

Hello à tous,
Cela fait un bout de temps que Simone n'est pas présente sur le web. Je sais, il y a eu les partiels et tout ça. Sauf qu'après ça, me direz vous, c'est bon c'est les vacances. Sauf que HAHAHAH non mon ami. C'est le job d'été. Et je n'étais pas particulièrement inspirée pour parler d'autre chose sur le blog. Donc votre dévouée serviteur, j'ai nommée Simone Keaton a testé pour vous: être saisonnière communale. 

Sous ce terme général se cache être employée au service technique. Le service technique c'est celui qui permet que ta commune soit belle, que tout se passe bien. Et ça mon ami, ça représente un sacré boulot. 

D'abord pour que les choses soient claires. Je n'ai pas la main verte. Mais du genre pas du tout. Je sais différencier une rose d'une orchidée. Je sais que les fleurs ça s'arrose et que pour les planter, il faut mettre les racines dans le fond et remettre de la terre par dessus. Je ne sais même pas tondre une pelouse. Je ne sais pas manier un pinceau. 

ça c'est à peu près ma tête quand on me parlait de "faire du jardinage"

C'est la deuxième fois que je suis employée saisonnier. Je ne peux pas vous parler de l'embauche dans ce genre de boulot: je n'en ai pas passé. J'habite dans une commune qui embauche les jeunes du village pour une durée de 15 jours en moyenne, sans regarder ton cv. L'année passée, j'ai fait deux contrats de deux semaines (merci les désistements). Cette année, j'ai pu profiter d'un contrat de un mois. Alors travailler au service technique c'est comment. 

Et bien pour commencer, si tu n'es pas du matin (comme moi et comme certains de mes collègues), ça va parfois être un peu dur. Je commence à 7h45. Et le pire c'est que mes collègues en CDI, c'est 7h. Cela dit pour parler des horaires, on s'y fait les gars, il y a pire. Je fais du 7h45-15h45 avec une heure de pause à midi. 
Tes tâches ça consiste en quoi. Tu tonds, tu désherbes, tu peins, tu ramasses les poubelles, tu (dé)montes des barnums, tu arroses les plantes, tu plantes. Mais ça attention, c'est ce que toi, saisonnier, tu fais. Parce que les collègues "permanents", eux en plus de ça ils: arrachent les arbres, font de la plomberie, construisent des trucs, vont chercher des fournitures scolaires, livrent des jouets, aident les habitants, et d'autres trucs que tu ne peux pas vraiment imaginer. 
Et puis pas de soucis si comme moi tu es vraiment pas du genre mag gyver, "hey j'ai construit une armoire de mes propres mains" ou "je suis une descendante cachée de LeNôtre". Ce sont les collègues qui m'ont appris. Maintenant je sais tondre une pelouse et je sais peindre un mur. 

ça c'est la tête de mes collègues devant certaines de mes questions

Les collègues parlons en. Le service technique c'est une équipe. Mais genre l'équipe la vraie.  Et parfois, ça peut être un peu effrayant, surtout au début. Et si comme moi, tu détestes travailler dans une sale ambiance, fais en sorte que ça se passe bien, sois sympa et souriant/e et ça ira. Du genre: ne fais pas de blague sur le patron, ne fais pas de remarques désobligeantes sur les collègues, ne dis pas que leur boulot c'est de la merde (ouiouioui c'est déjà arrivé). Après c'est une question de bon sens. Respecte tes collègues, respecte leur boulot (parfois ce sont des vrais McGyver, tu t'en rendras vite compte) et ça ira. Et la meilleure chose à faire c'est: TRAVAILLE. Si tu es venue pour regarder l'herbe pousser en pensant que de toute façon tout le monde s'en fout, tu sais pas faire donc tu peux te permettre de glander, c'est un boulot simple et c'est pas mal payé, etc...Passe ton chemin. Ou alors ton séjour peut vite devenir l'enfer. En gros, ne sois pas un mou du genou, ça devrait le faire. Ne t'assoies pas (ceci est une petite dédicace aux collègues).
Et puis, n'aie pas peur. En général tu n'es pas le seul "ptit jeune". L'année dernière on était quatre. Cette année, deux puis trois. Tu n'es pas seul/e pour vivre cette terrible aventure.


Pour récapituler, tu verras des trucs chelou (genre la voisine qui t'espionne pour vérifier que ses impôts locaux servent à quelque chose et que tu TRAVAILLES), tu vas passer un temps appréciable à travailler sous la pluie ou au soleil, tu porteras des chaussures de sécurité (qui sont parfois utiles, mes pieds les remercient) mais surtout si tu sais y faire, tu vas souvent passer un bon moment et au passage, faire de belles rencontres. 

Ceci n'est pas un article sponsorisé par mes collègues du service technique ni par ma commune. Cependant, je les aime beaucoup. 



mercredi 24 avril 2013

Une histoire d'identité...


Il y a deux mois, je me suis fait voler mon portefeuille...argh plus rien bien sûr. Au départ, je me suis dit: "le plus nul dans l'histoire c'est la perte de la carte bleue". C'est dingue, c'est le premier truc pour lequel je me suis inquiétée ! Quoi il faut attendre 10 jours pour en avoir une nouvelle ? (comprenez trois semaines, dans mon cas). Et bien non, en fait le plus agaçant, c'est la carte d'identité !
Retour sur le drame.


C'était un peu ma tête....True story: Grumpy cat de son vrai nom: Tardar Sauce ! 

Etape 1: panique à bord. Au beau milieu du suédois, Simone se rend compte, une fois arrivée à la caisse, qu'elle n'a plus de portefeuille. Dans sa tête c'est WHAAAAAAAT &'"(iy'%¨/§¨M/§¨/é ! Heureusement, Paulette et Blondie sont avec elle, et elles sont presque aussi stressées. 

Etape 2: Simone pleure dans les bras de Bibou chez qui elle s'est réfugiée complètement paniquée parce qu'en plus, elle n'a plus de batterie pour appeler la dame de la banque pour que le voleur ne puisse pas se servir du sésame monétaire (ouf). Ladite dame est, soit dit en passant, désagréable: qu'est ce que j'en sais moi que le petit code qu'elle me donne est genre aussi important que le code de mise en route du réacteur nucléaire de la NASA ? 

Etape 3: Simone appelle Maman et Papa Keaton. Maman Keaton décide de venir voir Simone pour l'aider dans la difficile rencontre avec le monsieur à képi de la gendarmerie. 

Etape 4: le monsieur à képi est en fait très gentil (bien sûr !). La dame de la carte vitale aussi, la dame de la banque (une autre) est gentille aussi. 

C'est après que vient le drame. (vous sentez la musique dramatique, les violons, tout ça ?)
Simone vit le tourbillon de l'administration. Papa Keaton est obligé de faire des sourires à la mairie du village natal de Simone. Ben oui, Simone n'y est que le week end (comprenez: quand c'est fermé). Simone finit par avoir entre les mains le dossier à remplir pour enfin pouvoir prouver qu'elle est Simone Keaton, fille de Papa et Maman Keaton. 

Problème 1: nom de Maman Keaton. "Maman, est ce que je mets Maman Keaton ou Maman Brando ?"
(pas précisé bien sûr)

Problème 2: le pourquoi de la nationalité. "Alors, vous êtes française parce qu'un de vos parents est né en France..." oui, soit. mais attention, plus loin "Vous êtes française parce qu'un de vos parents est français." Hum....je mets quoi, est ce que j'ai droit à plusieurs réponses ? Mon dieu c'est un QCM en fait ? 

Problème 3: le papier officiel avec photo pour prouvez que je suis bien Simone Keaton. "Pardon, Madame, désolée de vous importuner mais comment vous expliquer...il y avait tout dans mon porte-feuilles j'ai plus rien. ". Réponse: " La carte vitale ça ira."

Problème 4: pour avoir de nouveau une carte vitale, il faut une carte d'identité. (joiiiiiiiiie, paix et amoooooûr !)
(problème finalement résolu grâce à la carte étudiante.)

Finalement, Simone a tout dans son petit dossier: l'attestation comme quoi elle vit bien chez Papa et Maman Keaton (même si elle a un autre appart, elle vit chez eux, heiiiin ?!), le papier comme quoi Papa et Maman Keaton sont bien son papa et sa maman, etc. 
Et là, problème 5: les photos pas aux normes, le papier qui prouve que Papa et Maman Keaton ont bien enfanté de Simone est trop vieux et elle a pas le timbre fiscal. "Un timbre fiscal ?" "Aaaaaaah mais oui ma petite Simone, il faut PAYER quand on n'a plus de carte d'identité !"

Problème 6: le timbre fiscal (qu'on trouve en bureau de tabac). Il n'existe pas dans le village de Simone. Elle doit courir à 15 minutes de là pour trouver un timbre fiscal. Finalement la dame n'en a pas au bon tarif. Course dans un autre. Bataille autour d'un carnet de chèques. Ouf, c'est bon !

Après, il faut faire des photos aux normes. 

Problème 7: la photo aux normes. Attention, attention. Ambiance: "Les gars, j'ai reçu un appel: Simone Keaton a été aperçue !" "wow Shérif elle est dangereuse, celle là *crachat au sol* !"

Pourtant, je vous assure, on rigole bien chez les Keaton.




WANTED: SIMONE KEATON DEAD OR ALIVE


Finalement, après taaaaaaant de péripéties, j'espère le retour de ma carte d'identité. Au final, ça vous fait un truc à raconter pendant au moins deux mois. Pas besoin de se renouveler c'est super ! Un conseil mes amis, ne la perdez pas ! 
Je vous laisse avec de jolies fleurs du printemps, histoire de vous relaxer. 




Photos by Simone et Thiébault Keaton

mercredi 20 mars 2013

Col (ou) Vert !

L'autre jour, j'ai fait une constatation capitale (ouiouioui capitale !). Je regardais une des mini séries que j'affectionne particulièrement: "Nord et Sud" adapté du roman d'Elizabeth Gaskell par la BBC. Autrement dit, l'extase. Il y a une équation qui marche toujours sur moi: BBC + XVIIIe + Angleterre.


Un petit tour d'horizon pour vous présenter vite fait le topic de la série. Margaret a 18 ans et vit paisiblement dans le sud de l'Angleterre. Un jour, son père, pasteur décide d'abandonner sa fonction et d'émigrer dans le Nord industriel. Là bas, Margaret découvre un monde qu'elle ne connaît absolument pas: la pauvreté extrême des ouvriers, l'exploitation, les maîtres d'usine, etc. Etant donné qu'elle est une jeune fille de bonne famille, elle est amenée à fréquenter John Thornton, patron d'usine. Ils ne se comprennent pas. Elle le déteste. Lui ne va pas tarder à l'aimer.
C'est la naissance de la conscience sociale chez Jane Austen quoi ! Un roman à lire et une série à voir si vous êtes fan de cet univers là.

Bref, tout ça pour dire que c'était au moins la quatrième fois - au bas mot - que je regardais la série. Et là, BOUM ça m'a sauté aux yeux. Le col de chemise. Aussi simple que ça. Tout le charme d'un homme se joue là dedans. Enfin peut être pas tout, n'exagérons rien, ce serait vraiment trop rabaisser ces messieurs. Mais ici, c'est flagrant. Pendant toute la série, Thornton porte sa chemise méga serrée avec un double col et tout, à la mode du XVIIIe. D'accord ça en jette, mais mon Dieu, le pauvre il doit plus pouvoir respirer !  



Et juste à la fin, il s'oublie et porte sa chemise avec le col ouvert ! 
Arrêt du coeur. Je ne saurais même pas vraiment l'expliquer: un abandon de petit garçon qui rend subitement l'homme désirable, une détente inattendue, peut être. 
Ce qui m'étonne c'est de ne pas l'avoir repéré auparavant. 


Désolée pour cette photo, on dirait un pervers !

D'ailleurs, dimanche dernier, un homme m'a entendue. Laurent Delahousse. Il a présenté le JT, col ouvert, sans cravate, la mèche (toujours) alerte. Laurent, je le trouve déjà charmant. Là, c'est un bonus. 



Bref, messieurs, desserez un peu votre col. 

vendredi 15 mars 2013

L'incident de la chemise


Depuis quelques semaines, je flashe quotidiennement sur des tenues chez notre suédois préféré. Parce que bien évidemment, je passe devant tous les jours pour aller à la fac, et je suis obligée de regarder.
Et hier, j'ai enfin décidé d'aller essayer ce que je voulais. Et là, j'ai pas compris. Subitement, le suédois, qui est censé être mon ami, me trahit. Attends, on allait chercher nos robes de soirée là bas, on dépense notre argent chez lui, et là il nous laisse tomber sans nous aider, sans nous faire croire qu'on est le sosie de Zooey Deschanel, Natalie Portman, ou de ma voisine qui est toujours trop bien sapée. 

Récit d'un fail
Round 1: la chemise à carreaux
Vous passez la bête, sur le portant c'est sublime, dans votre tête c'est "Je vais être ouf, comment j'ai pu ne pas en acheter avant !"....Claque de première classe. Dans votre taille habituelle, vous ressemblez à Kim Kardashian: décolleté plaqué, les boutons qui menacent de craquer si vous inspirez normalement. Beurk et toutim. Du coup, un peu la larme à l'oeil, vous essayer la taille supérieure, en vous disant que ce petit problème de poitrine sera résolu. Et là, bim bam boum catastrophe. Vous avez les épaules au niveau du coude, pour le coup votre poitrine a disparu, bref vous avez l'impression d'être en chemise de nuit, mais attention pas un deshabillé, non non non, le bon sac à patates. Re-beurk et tout le toutim.

Round 2: le pantalon imprimé
C'est ma plus grosse déception. Il me faisait carrément de l'oeil celui là. Slim, motifs aztèques colorés, il me faisait des signes dans la vitrine. Vous cherchez la chose, vous allez toute contente dans la cabine en imaginant comment vous allez tout tuer avec ce pantalon improbable... Le pantalon en taille habituelle ne passe pas vos cuisses, je me suis même demandée si c'était pas taillé pour une fille de 14 ans. Vous passez la taille au dessus et ça ferme toujours pas. Là, vous commencez à vous dire: "Non mais je viens de manger, c'est pas bien grave, ça doit être ça.". Au moment d'essayer la taille au dessus, vous avez déjà peur, même si vous vous prenez pas trop la tête avec votre poids vous commencez quand même à vous dire "Bizarre, bizarre". Ouf, dans celui là vous rentrez. Mais forcément, vous retrouvez le problème de la chemise: c'est génial, vous rentrez dedans mais ça baille de partout, vos fesses remplissent pas leur rôle n'est pas JlO qui veut hein, ça tombe, c'est moche.

Je vous passe l'essayage de tee-shirt où vous vous rendez compte que de dos, vous ressemblez à Hilary Swank époque "Million Dollar Baby", la robe milf qui irait très bien à Virginie Effira dans "20 ans d'écart", le superbe soutien-gorge qui vous fait une poitrine de prépubère (mais qui a le mérite de vous donner un bon fou rire dans la cabine). 

Quand vous sortez, la mort dans l'âme de la cabine, c'est le coup de massue: "ça n'allait pas Madame ?" Comment lui répondre gentiment: 'Hum comment vous dire, maintenant j'ai l'impression d'être un cube, j'ai aucune taille, mes seins font tout exploser, je pense que j'ai autant d'épaules que mon copain, et puis pourquoi ma bestah, elle, tout va ?!" Mais non, on se contente du poli "Non ça n'allait pas." Ajoutez à ça, la lumière au néon  qui vous fait un teint d'atteint de cyrose, la joyeuse mise en valeur de vos rougeurs, boutons, etc, les triples miroirs où vous pouvez voir votre nez sous un autre angle (ARGH !), l'HORREUR ! 

Bref, je vais qualifier cet épisode de "L'épisode de la chemise". En espérant qu'il ne se reproduise pas trop souvent.



Du coup, je me suis rattrapée sur ce chapeau en laine couleur "Clos de la Roche Grand Cru 2009". Lui au moins il ne m'a pas trahi, il se greffait plutôt correctement sur ma tête bouclée.  

Victoire par KO pour le suédois. 

PS: dans cette tenue, Bibou m'appelle Haagen Daaz, constatez à quel point les garçons ont de l'imagination ! 
PSS: L'image au début de l'article n'a absolument rien à voir...c'est juste que je l'aime bien. 
PSSS: le cochon s'appelle Jean-Paul.

lundi 4 mars 2013

Amour YSL

Hier après midi, c'était une rétrospective touchante sur Arte. Je vous promets de ne plus vous embêter avec ce Fashion Week End sur Arte mais c'était tellement génial !
Comme promis dans le post de la veille, j'ai réussi à regarder le reportage sur le dernier défilé d'Yves St Laurent commenté par des proches, 10 ans plus tard.



Quelle claque !
Je connais peu Yves St Laurent (booooouh). Comme beaucoup d'autres je pense, YSL pour moi c'est LE smoking.
En 2002, Yves St Laurent faisait un dernier défilé et prenait sa retraite. Pour cela, une centaine de mannequins dont toutes ses mannequins fétiches (Carla Bruni, Katoucha, Claudia Schiffer, Eva Herzigova et beaucoup d'autres) étaient présentes, ainsi que des amies (Jerry Hall en tête) pour faire un retour sur les 40 ans de carrière du Monsieur.
Un reportage emplis de nostalgie donc. Sur les images de ce dernier (sublime) défilé, sont greffés des commentaires de proches de St Laurent: son compagnon Pierre Bergé, sa biographe, le maître d'atelier Monsieur Pierre, Audrey Marnay.

Je retiens la collection "Ballets russes", la robe de mariée très étrange "Baboushka"  portée par Audrey Marney qui explique avec beaucoup d'humour la difficulté de porter ce "sarcophage". Et puis les vestes brodées pour ressembler aux reflets de la lumière sur les pampilles de cristal d'un lustre, la collection africaine, la très controversée collection 40.

Et enfin, le final où toutes les mannequins sont en smoking.
Pantalon, jupe, bermuda, transparent, veste longue, courte, etc. Ils sont tous différents et j'en suis tombée amoureuse. Comme le disent les proches de St Laurent "Le smoking St Laurent donne de l'allure. On se fait plus draguer en St Laurent." !

J'avoue j'y suis allé de ma petite larme. Le final est si beau et si triste à la fois, j'en ai des frissons. Sa biographe qu'on entend pleurer en fond sonore sur l'image finale...je n'ai pas résisté. Surtout, c'est très émouvant de revoir la superbe Katoucha, décédée en Février 2008 dans de troubles circonstances rappelez vous...

Yves St Laurent décédera la même année.
Un jour, j'aurais un smoking St Laurent...

dimanche 3 mars 2013

Chez Chanel et Karl Lagerfeld

Bonjour les petits loulous,

Hier soir, Arte nous proposait un petit bijou de créativité. Loic Prigent amène sa caméra dans les coulisses de la maison Chanel, rue Cambon. On suit la collection Chanel du croquis au défilé en passant par la toile, la broderie, les essayages, etc.



Quel plaisir de voir ces "petites mains"! 
L'équipe de couturières émérites déclarent avoir donner leur jeunesse à Chanel, partagent un savoir faire unique. Mention spéciale à une petite dame que le journaliste et la maison vont chercher à 130km de Paris, dans une ferme cachée. Cette dame travaille depuis 1947 pour la maison et elle a "connu Mademoiselle Chanel", rien que ça ! Et cette petite mamie de 75 ans possède un savoir faire unique pour les galons qui sont un symbole de Chanel. Elle travaille 15h par jour pour les faire mais pour elle "on a que les limites qu'on se donne !" Un bon message sur la vie. 

Ce documentaire c'est presque un film à suspens. Les couturières courent dans tous les sens; elles attendent avec angoisse le verdict de "Monsieur Karl"; parfois ce cher monsieur change d'avis sur la couleur d'une robe ou même un tissu alors que la robe a déjà été faite...et il faut tout recommencer ! Par exemple, "Madame Laurence", l'une des couturières coud pendant 12 jours (!!!) l'une des robes en panne de velours (l'horreur quoi)...et finalement Karl Lagerfeld veut du satin blanc...Ou encore la robe de mariée faite d'un assemblage minutieux de tissu noir en dessous et blanc au dessus...et à mis parcours, le styliste décide que ce sera l'inverse ! 

Ces femmes ont des trésors dans les doigts, ce sont des bijoux de patience. J'aime beaucoup le cours passage filmé dans les coulisse de Lepage, grande maison de broderie où six jeunes femmes brodent méticuleusement l'immense voile de la robe de mariée qui va clore le défilé. 
Saviez vous que la légende veut qu'un cheveu de célibataire brodé dans la robe de mariée assure le mariage dans l'année ?
Bref, c'est drôle, c'est émouvant aussi. Le défilé final avec ses mannequins aux yeux soulignés de noir et blanc, ce sentiment d'apesanteur...Comme le dit Ophrah "That was fantastic !"
Fantastique, c'est le mot.


Source: Elle.fr
La soirée se poursuit avec un reportage sur Monsieur Karl. 
 Dans son immense bureau silencieux entouré d'une bibliothèque impressionnante (pour vous donner une idée, c'est un peu celle de "La belle et la bête"), Karl Lagerfeld raconte son enfance, ses débuts chez Chanel, sa photographie en dessin. C'est vrai que c'est plutôt son truc à Karl. Il raconte avec humour son père dont il détestait le style, sa mère qui ne portait que du "Rykiel parce qu'elle trouvait que ce que je faisais était moche". 
Il raconte ses muses avec Inès de la Fressange, ma "Parisienne" préférée, qui selon lui "est un peu pénible". Il parle aussi de la dernière en date, Choupette, sa petite chatte "aux yeux celadon". 



Karl dessine avec du maquillage, il boit beaucoup de coca et déteste la mort. Pour lui, il faut savoir s'effacer et disparaître. 
Il dessine son look qui fait sa patte, ces lunettes et cette silhouette qu'il adopte en 2000. Avant cela, il trouvait que la mode de l'époque n'était pas intéressante. Mais Hedi Slimane l'a fait changé d'avis et c'est de lui que vient la silhouette Lagerfeld que nous connaissons tous. 

Je vais essayer pour ma part d'oublier sa tirade sur les "anorexiques, un truc inventé par les magazines, pour les grosses qui feraient mieux de perdre du poids c'est meilleur pour la santé."
Et oui, Karl est un habitué des phrases assassines et peu dignes. 
Je préfère ne garder que son humour, sa culture et sa distinction. 
Parce que, je l'avoue, pour moi Karl Lagerfeld s'est longtemps cantonné à cette image d'homme pédant aux phrases hors d'âge. Mais j'ai découvert par le biais d'une interview au "Grand Entretien" de France Inter, un homme très cultivé, très intéressant, qui parlait en mots avisés et lucides sur son métier de créateur. 
Disons que je n'apprécie pas toutes ses faces, mais c'est néanmoins une personne intelligente.


La soirée se termine dans la même veine que le reportage chez Chanel mais cette fois chez la griffe italienne Fendi. 


http://ruemauvert.wordpress.com


Une autre ambiance, autant de minutie. Un défilé final sous le suspens. La moitié des mannequins défilent chez D&G juste avant et arrivent une demi heure avant le début du défilé. Elles marchent sur 15cm de talons sur un podium creusé au milieu et ont peur de se casser la figure. Mais je retiens l'humour et la sympathie d'Andreea Diaconu, mannequin roumaine qui gigote et rit, fait tourner sa langue et mange des hamburgers (ça fait du bien), le manteau de vison et zibeline porté par Sasha Pivovarova, la séance de pétage de câble et le défilé en talons de l'accessoiriste, un homme qui illustre à lui tout seul à quel point ce qu'on demande aux tops est compliqué: il manque tomber à plusieurs reprises et grimace sur toute la longueur du podium ! Et surtout, enfin, le stress et l'effervescence juste avant le défilé, commencé en retard, les tops qui s'agitent, les dizaines d'habilleurs, couturiers, accessoiristes et autres qui s'affairent autours des silhouettes. 

Bref, sympathique, classe, un Karl Lagerfeld toujours en forme, et drôle. 

Une super soirée en somme, associée des commentaires de papa et maman. 
"La Fashion Week End" sur Arte se poursuit encore aujourd'hui alors ne boudez pas votre plaisir ! Je vais tenter de regarder le docu sur YSL, ça promet du lourd !

 

jeudi 28 février 2013

Simone est Bonne ?


Simone est bonne, c'est un peu le thé aux agrumes, la tarte framboises-crème d'amande, la dernière page d'un bon livre, un bon film ou une chanson émouvante. 
C'est un exercice, une envie et j'espère une découverte et un partage. 

Simone est bonne tire son nom de notre Simone nationale. Pour un devoir de communication littéraire, je devais lire ses "Mémoires d'une jeune fille rangée". Même si je ne suis pas forcément fan de tout ce qu'elle y dit, c'est Simone quand même, femme que je trouve intéressante. Pendant ma lecture, son nom était comme une musique. Je disais souvent "Je lis Simone", "Je dois lire encore un paragraphe de Simone" et enfin "J'ai fini Simone".

J'aime beaucoup ce "Simone". Après, la petite phrase "Simone est bonne" m'est revenue. J'aime jouer sur ce mot. A la base, une fille "bonne", c'est une fille gentille, c'est une fille douce, elle est douée, etc. Et ce compliment a été tellement détourné, c'est devenu tellement vulgaire de dire "elle est bonne" que maintenant, je préfère en rire et jouer dessus. 
Notre Simone si féministe n'aimerait pas s'entendre dire qu'elle est bonne. J'espère que là où elle est, elle me pardonnera. 
Désolée Simone !

Et puis il existe tellement de Simone qui sont de grandes femmes. Le groupe "Brigitte" s'appelle ainsi pour rendre hommage à toutes les "grandes" Brigitte. Je veux, moi, me souvenir de toutes les grandes Simone: Simone Veil, Simone Weil, Simone de Beauvoir, Simone Signoret, etc.