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vendredi 15 mars 2013

L'incident de la chemise


Depuis quelques semaines, je flashe quotidiennement sur des tenues chez notre suédois préféré. Parce que bien évidemment, je passe devant tous les jours pour aller à la fac, et je suis obligée de regarder.
Et hier, j'ai enfin décidé d'aller essayer ce que je voulais. Et là, j'ai pas compris. Subitement, le suédois, qui est censé être mon ami, me trahit. Attends, on allait chercher nos robes de soirée là bas, on dépense notre argent chez lui, et là il nous laisse tomber sans nous aider, sans nous faire croire qu'on est le sosie de Zooey Deschanel, Natalie Portman, ou de ma voisine qui est toujours trop bien sapée. 

Récit d'un fail
Round 1: la chemise à carreaux
Vous passez la bête, sur le portant c'est sublime, dans votre tête c'est "Je vais être ouf, comment j'ai pu ne pas en acheter avant !"....Claque de première classe. Dans votre taille habituelle, vous ressemblez à Kim Kardashian: décolleté plaqué, les boutons qui menacent de craquer si vous inspirez normalement. Beurk et toutim. Du coup, un peu la larme à l'oeil, vous essayer la taille supérieure, en vous disant que ce petit problème de poitrine sera résolu. Et là, bim bam boum catastrophe. Vous avez les épaules au niveau du coude, pour le coup votre poitrine a disparu, bref vous avez l'impression d'être en chemise de nuit, mais attention pas un deshabillé, non non non, le bon sac à patates. Re-beurk et tout le toutim.

Round 2: le pantalon imprimé
C'est ma plus grosse déception. Il me faisait carrément de l'oeil celui là. Slim, motifs aztèques colorés, il me faisait des signes dans la vitrine. Vous cherchez la chose, vous allez toute contente dans la cabine en imaginant comment vous allez tout tuer avec ce pantalon improbable... Le pantalon en taille habituelle ne passe pas vos cuisses, je me suis même demandée si c'était pas taillé pour une fille de 14 ans. Vous passez la taille au dessus et ça ferme toujours pas. Là, vous commencez à vous dire: "Non mais je viens de manger, c'est pas bien grave, ça doit être ça.". Au moment d'essayer la taille au dessus, vous avez déjà peur, même si vous vous prenez pas trop la tête avec votre poids vous commencez quand même à vous dire "Bizarre, bizarre". Ouf, dans celui là vous rentrez. Mais forcément, vous retrouvez le problème de la chemise: c'est génial, vous rentrez dedans mais ça baille de partout, vos fesses remplissent pas leur rôle n'est pas JlO qui veut hein, ça tombe, c'est moche.

Je vous passe l'essayage de tee-shirt où vous vous rendez compte que de dos, vous ressemblez à Hilary Swank époque "Million Dollar Baby", la robe milf qui irait très bien à Virginie Effira dans "20 ans d'écart", le superbe soutien-gorge qui vous fait une poitrine de prépubère (mais qui a le mérite de vous donner un bon fou rire dans la cabine). 

Quand vous sortez, la mort dans l'âme de la cabine, c'est le coup de massue: "ça n'allait pas Madame ?" Comment lui répondre gentiment: 'Hum comment vous dire, maintenant j'ai l'impression d'être un cube, j'ai aucune taille, mes seins font tout exploser, je pense que j'ai autant d'épaules que mon copain, et puis pourquoi ma bestah, elle, tout va ?!" Mais non, on se contente du poli "Non ça n'allait pas." Ajoutez à ça, la lumière au néon  qui vous fait un teint d'atteint de cyrose, la joyeuse mise en valeur de vos rougeurs, boutons, etc, les triples miroirs où vous pouvez voir votre nez sous un autre angle (ARGH !), l'HORREUR ! 

Bref, je vais qualifier cet épisode de "L'épisode de la chemise". En espérant qu'il ne se reproduise pas trop souvent.



Du coup, je me suis rattrapée sur ce chapeau en laine couleur "Clos de la Roche Grand Cru 2009". Lui au moins il ne m'a pas trahi, il se greffait plutôt correctement sur ma tête bouclée.  

Victoire par KO pour le suédois. 

PS: dans cette tenue, Bibou m'appelle Haagen Daaz, constatez à quel point les garçons ont de l'imagination ! 
PSS: L'image au début de l'article n'a absolument rien à voir...c'est juste que je l'aime bien. 
PSSS: le cochon s'appelle Jean-Paul.

lundi 4 mars 2013

Amour YSL

Hier après midi, c'était une rétrospective touchante sur Arte. Je vous promets de ne plus vous embêter avec ce Fashion Week End sur Arte mais c'était tellement génial !
Comme promis dans le post de la veille, j'ai réussi à regarder le reportage sur le dernier défilé d'Yves St Laurent commenté par des proches, 10 ans plus tard.



Quelle claque !
Je connais peu Yves St Laurent (booooouh). Comme beaucoup d'autres je pense, YSL pour moi c'est LE smoking.
En 2002, Yves St Laurent faisait un dernier défilé et prenait sa retraite. Pour cela, une centaine de mannequins dont toutes ses mannequins fétiches (Carla Bruni, Katoucha, Claudia Schiffer, Eva Herzigova et beaucoup d'autres) étaient présentes, ainsi que des amies (Jerry Hall en tête) pour faire un retour sur les 40 ans de carrière du Monsieur.
Un reportage emplis de nostalgie donc. Sur les images de ce dernier (sublime) défilé, sont greffés des commentaires de proches de St Laurent: son compagnon Pierre Bergé, sa biographe, le maître d'atelier Monsieur Pierre, Audrey Marnay.

Je retiens la collection "Ballets russes", la robe de mariée très étrange "Baboushka"  portée par Audrey Marney qui explique avec beaucoup d'humour la difficulté de porter ce "sarcophage". Et puis les vestes brodées pour ressembler aux reflets de la lumière sur les pampilles de cristal d'un lustre, la collection africaine, la très controversée collection 40.

Et enfin, le final où toutes les mannequins sont en smoking.
Pantalon, jupe, bermuda, transparent, veste longue, courte, etc. Ils sont tous différents et j'en suis tombée amoureuse. Comme le disent les proches de St Laurent "Le smoking St Laurent donne de l'allure. On se fait plus draguer en St Laurent." !

J'avoue j'y suis allé de ma petite larme. Le final est si beau et si triste à la fois, j'en ai des frissons. Sa biographe qu'on entend pleurer en fond sonore sur l'image finale...je n'ai pas résisté. Surtout, c'est très émouvant de revoir la superbe Katoucha, décédée en Février 2008 dans de troubles circonstances rappelez vous...

Yves St Laurent décédera la même année.
Un jour, j'aurais un smoking St Laurent...

dimanche 3 mars 2013

Chez Chanel et Karl Lagerfeld

Bonjour les petits loulous,

Hier soir, Arte nous proposait un petit bijou de créativité. Loic Prigent amène sa caméra dans les coulisses de la maison Chanel, rue Cambon. On suit la collection Chanel du croquis au défilé en passant par la toile, la broderie, les essayages, etc.



Quel plaisir de voir ces "petites mains"! 
L'équipe de couturières émérites déclarent avoir donner leur jeunesse à Chanel, partagent un savoir faire unique. Mention spéciale à une petite dame que le journaliste et la maison vont chercher à 130km de Paris, dans une ferme cachée. Cette dame travaille depuis 1947 pour la maison et elle a "connu Mademoiselle Chanel", rien que ça ! Et cette petite mamie de 75 ans possède un savoir faire unique pour les galons qui sont un symbole de Chanel. Elle travaille 15h par jour pour les faire mais pour elle "on a que les limites qu'on se donne !" Un bon message sur la vie. 

Ce documentaire c'est presque un film à suspens. Les couturières courent dans tous les sens; elles attendent avec angoisse le verdict de "Monsieur Karl"; parfois ce cher monsieur change d'avis sur la couleur d'une robe ou même un tissu alors que la robe a déjà été faite...et il faut tout recommencer ! Par exemple, "Madame Laurence", l'une des couturières coud pendant 12 jours (!!!) l'une des robes en panne de velours (l'horreur quoi)...et finalement Karl Lagerfeld veut du satin blanc...Ou encore la robe de mariée faite d'un assemblage minutieux de tissu noir en dessous et blanc au dessus...et à mis parcours, le styliste décide que ce sera l'inverse ! 

Ces femmes ont des trésors dans les doigts, ce sont des bijoux de patience. J'aime beaucoup le cours passage filmé dans les coulisse de Lepage, grande maison de broderie où six jeunes femmes brodent méticuleusement l'immense voile de la robe de mariée qui va clore le défilé. 
Saviez vous que la légende veut qu'un cheveu de célibataire brodé dans la robe de mariée assure le mariage dans l'année ?
Bref, c'est drôle, c'est émouvant aussi. Le défilé final avec ses mannequins aux yeux soulignés de noir et blanc, ce sentiment d'apesanteur...Comme le dit Ophrah "That was fantastic !"
Fantastique, c'est le mot.


Source: Elle.fr
La soirée se poursuit avec un reportage sur Monsieur Karl
 Dans son immense bureau silencieux entouré d'une bibliothèque impressionnante (pour vous donner une idée, c'est un peu celle de "La belle et la bête"), Karl Lagerfeld raconte son enfance, ses débuts chez Chanel, sa photographie en dessin. C'est vrai que c'est plutôt son truc à Karl. Il raconte avec humour son père dont il détestait le style, sa mère qui ne portait que du "Rykiel parce qu'elle trouvait que ce que je faisais était moche". 
Il raconte ses muses avec Inès de la Fressange, ma "Parisienne" préférée, qui selon lui "est un peu pénible". Il parle aussi de la dernière en date, Choupette, sa petite chatte "aux yeux celadon". 



Karl dessine avec du maquillage, il boit beaucoup de coca et déteste la mort. Pour lui, il faut savoir s'effacer et disparaître. 
Il dessine son look qui fait sa patte, ces lunettes et cette silhouette qu'il adopte en 2000. Avant cela, il trouvait que la mode de l'époque n'était pas intéressante. Mais Hedi Slimane l'a fait changé d'avis et c'est de lui que vient la silhouette Lagerfeld que nous connaissons tous. 

Je vais essayer pour ma part d'oublier sa tirade sur les "anorexiques, un truc inventé par les magazines, pour les grosses qui feraient mieux de perdre du poids c'est meilleur pour la santé."
Et oui, Karl est un habitué des phrases assassines et peu dignes. 
Je préfère ne garder que son humour, sa culture et sa distinction. 
Parce que, je l'avoue, pour moi Karl Lagerfeld s'est longtemps cantonné à cette image d'homme pédant aux phrases hors d'âge. Mais j'ai découvert par le biais d'une interview au "Grand Entretien" de France Inter, un homme très cultivé, très intéressant, qui parlait en mots avisés et lucides sur son métier de créateur. 
Disons que je n'apprécie pas toutes ses faces, mais c'est néanmoins une personne intelligente.


La soirée se termine dans la même veine que le reportage chez Chanel mais cette fois chez la griffe italienne Fendi


http://ruemauvert.wordpress.com


Une autre ambiance, autant de minutie. Un défilé final sous le suspens. La moitié des mannequins défilent chez D&G juste avant et arrivent une demi heure avant le début du défilé. Elles marchent sur 15cm de talons sur un podium creusé au milieu et ont peur de se casser la figure. Mais je retiens l'humour et la sympathie d'Andreea Diaconu, mannequin roumaine qui gigote et rit, fait tourner sa langue et mange des hamburgers (ça fait du bien), le manteau de vison et zibeline porté par Sasha Pivovarova, la séance de pétage de câble et le défilé en talons de l'accessoiriste, un homme qui illustre à lui tout seul à quel point ce qu'on demande aux tops est compliqué: il manque tomber à plusieurs reprises et grimace sur toute la longueur du podium ! Et surtout, enfin, le stress et l'effervescence juste avant le défilé, commencé en retard, les tops qui s'agitent, les dizaines d'habilleurs, couturiers, accessoiristes et autres qui s'affairent autours des silhouettes. 

Bref, sympathique, classe, un Karl Lagerfeld toujours en forme, et drôle. 

Une super soirée en somme, associée des commentaires de papa et maman. 
"La Fashion Week End" sur Arte se poursuit encore aujourd'hui alors ne boudez pas votre plaisir ! Je vais tenter de regarder le docu sur YSL, ça promet du lourd !